
Autrefois connu sous le nom d’Integromat, Make s’impose aujourd’hui comme une référence incontournable de l’automatisation no-code. Mais au-delà de l’effet de mode, que permet réellement Make ? À qui s’adresse-t-il ? Et surtout, comment l’exploiter au maximum ?
Dans cet article, on plonge dans l’univers de Make.com, avec une vue d’ensemble claire, des cas d’usage concrets, et les bonnes pratiques pour démarrer du bon pied.
Qu’est-ce que Make.com ?
Une plateforme d’automatisation visuelle
Make est un outil en ligne qui permet de connecter des applications entre elles pour automatiser des processus, sans écrire une seule ligne de code. Grâce à une interface drag-and-drop, on peut créer des workflows (scénarios) complexes en quelques clics.
Anciennement Integromat
Rebrandée en 2022, Make a gardé la puissance d’Integromat tout en modernisant son interface et en élargissant ses capacités. Aujourd’hui, la plateforme prend en charge plus de 1500 apps, des plus connues (Google Sheets, Gmail, Notion) aux plus techniques (API REST, Webhooks, JSON).
Pourquoi utiliser Make.com ?
1. Pour gagner du temps (beaucoup)
Vous passez votre temps à copier-coller des infos entre outils ? À envoyer des mails de suivi ? À télécharger des fichiers manuellement ? Make le fait pour vous, 24h/24.
2. Pour éviter les erreurs humaines
L’automatisation permet une exécution toujours identique. Finis les oublis, les fautes de frappe, les mauvais fichiers envoyés.
3. Pour connecter des outils normalement incompatibles
Grâce à son moteur logique, Make peut faire communiquer des apps qui ne sont pas nativement intégrées entre elles. Il devient un hub central entre tous vos outils.
Cas d’usage concrets
Synchroniser une base Notion avec Google Sheets
Chaque fois qu’un élément est ajouté dans Notion, il est automatiquement loggé dans une feuille Google Sheets pour reporting ou backup.
Générer et envoyer une facture PDF automatiquement
À chaque nouveau paiement Stripe, Make génère une facture via Google Docs ou PDFMonkey et l’envoie au client par mail.
Poster automatiquement un résumé d’article avec ChatGPT
Dès qu’un article est publié sur WordPress, Make envoie le contenu à ChatGPT pour le résumer et le partage sur Twitter ou LinkedIn.
Suivre les prospects entrants
Formulaire Typeform → Make → CRM (Airtable, Pipedrive, etc.) → Notification Slack
Comment démarrer sur Make ?
1. Créez un compte (gratuit)
L’abonnement gratuit permet déjà de créer plusieurs scénarios et de tester la plupart des fonctionnalités.
2. Explorez les templates
Make propose des modèles pré-construits pour les cas d’usage les plus courants. Un bon point de départ pour s’inspirer.
3. Lancez votre premier scénario simple
Commencez par une action basique, comme recevoir une alerte sur Telegram quand un mail arrive dans Gmail.
4. Montez en puissance avec les modules avancés
Filtrage, parsing JSON, boucles, webhooks… Make devient vite un outil de quasi-programmation visuelle.
Bonnes pratiques pour automatiser efficacement
- Cartographiez vos processus manuellement d’abord
- Testez chaque scénario étape par étape
- Nommez vos modules clairement
- Ajoutez des logiques conditionnelles (ex : “si le champ email est vide, ne rien faire”)
- Centralisez vos automatisations dans un document de suivi
Foire aux questions
Make.com est-il gratuit ?
Oui, un plan gratuit existe, avec 1000 opérations/mois et 2 scénarios actifs.
Quelle différence avec Zapier ?
Make est plus flexible, plus visuel, et permet des scénarios plus complexes. Zapier est plus simple pour débuter.
Faut-il savoir coder pour utiliser Make ?
Non. Mais comprendre la logique conditionnelle et les APIs vous donne un énorme avantage.
Glossaire
- Scénario : workflow automatisé dans Make.
- Module : chaque étape/action dans un scénario.
- Webhook : une URL que Make “écoute” pour déclencher un scénario.
- Parsing JSON : extraire des données structurées au format JSON.
- Filtre : condition qui détermine si une action s’exécute ou non.